TEC-Conseil

HOPE - La Suède, l'Allemagne, la Norvège et la France réunis / Aix-Mareille Université !

CIRED, Paris / Institut de Santé Publique, Heidelberg / Département de Santé Publique et de Médecine Clinique, Umea / VESTLANDFORSKING, Sogndal / Tec Conseil, Marseille, réunis dans les locaux du centre Norbert Elias à la Vieille Charité

Politiques climatiques en Union Européenne

L’Union Européenne a défini d’ambitieux objectifs pour réduire le niveau de ses émissions de gaz à effet de serre : la valeur est une diminution de 80 à 95% d’ici à 2050. Pour atteindre ces objectifs, les politiques climatiques devront nécessairement cibler les comportements des ménages. En effet, dans les pays « riches », les ménages sont responsables, directement ou indirectement, d’environ 50% des émissions de GES. Ceci implique donc de prendre en compte également les émissions liées à leurs consommations, émissions qui ont été, jusqu'ici, largement absentes des politiques climatiques.

De ce fait, et afin de mieux réguler cette consommation, il est nécessaire d’obtenir plus d’informations sur le comportement du consommateur et de mieux jauger sa détermination à contribuer à la protection du climat. D’où la tenue d’une enquête-simulation réalisées auprès de ménages de 4 villes européennes, cherchant à identifier les actions possibles, ainsi que les motivations et résistances des ménages enquêtés aux changements de modes de vie et de consommation qu’elles impliquent.

Le projet HOPE

Le projet HOPE (pour Household Preferences for reducing greenhouse gases Emissions in Four European High Income Countries, Préférences des ménages pour la réduction des émissions des gaz à effet de serre dans quatre pays européens à haut niveau de revenu) est un projet de recherche européen à destination des décideurs, porté en France par le Centre International de Recherche sur l’Environnement et le Développement (CIRED) et mis en place dans la communauté du pays d’Aix-en-Provence par TEC Conseil, en Allemagne par l’Institut de Santé Publique d’Heidelberg, en Suède par le Département de Santé Publique et de Médecine Clinique de l’Université d’UMEA, et en Norvège par l’Institut de Recherche Vestlandsforsking de Sogndal.

Tout au long de notre étude, nous mènerons des entretiens auprès de ménages de quatre villes européennes offrant des contextes différents en matière de politique climatique, de profils d’émissions de GES et d’approvisionnement énergétique : la Communauté d’agglomération du Pays d’Aix en France, et les villes de Mannheim en Allemagne, Bergen en Norvège et Umeå en Suède.

 

Les résultats de cette étude visent à être présentés aux décideurs politiques, via un document de recommandations mettant en évidence des leviers incitatifs financiers, écologiques et/ou sanitaires, approuvées par la population et pouvant contribuer à la protection du climat. Ce projet offre ainsi la possibilité d’analyser au niveau européen la manière dont le comportement des consommateurs peut être appliqué à promouvoir un mode de vie bas carbone, dans l’objectif de réduction fixé par l’Union Européenne, et ainsi de concevoir de nouveaux modes de vie en y impliquant les ménages. Ce sont ainsi les comportements quotidiens des foyers, leurs routines quotidiennes, les trajets pour se rendre au travail, les habitudes d’achat ou encore les travaux de rénovation de leurs logements qui sont ciblés dans l’étude.

 

La réunion de travail à Marseille du 5, 6 et 7 octobre

Cette quatrième réunion de travail impliquant les porteurs de projet a eu lieu du 5 au 7 octobre 2016, dans le cadre idyllique de la Vieille Charité, dans le charmant quartier du Panier, à Marseille, dans les locaux du Centre Norbert Elias, gracieusement prêtés par l’Université Aix-Marseille.

Elle a permis de conclure les deux premières phases de l’étude, les outils étant finalisés et les entretiens des ménages prenant fin à la mi-novembre, et d’avoir un rapide aperçu des premiers résultats.

Elle a également permis de se projeter sur la suite de l’étude, et notamment sur la publication des résultats. Il a ainsi été défini les stratégies d’analyse des résultats quantitatifs et qualitatifs et les questions de recherche servant de trame au rapport final.

Enfin, la troisième phase de l’étude, l’enquête qualitative, a été lancée en grande pompe par une réunion préliminaire constructive, au cours de laquelle les grands contours y ont été définis.

 

Etaient présents à cette réunion :

Pour le CIRED : Carine Barbier, Dorian Litvine, Franck Nadaud

Pour l’Institut de Santé Publique d’Heidelberg : Prof. Dr. Rainer Sauerborn, Dorothee Amelung, Florian Dorner, Helen Fischer, Valérie Louis, Alina Vandenbergh Hermann

Pour le Département de Santé Publique et de Médecine Clinique Umea : Maria Nilsson, Camilla Andersson, Bore Sköld

Pour VESTLANDFORSKING : Carlo Aall, Marta Baltruszewicz, Karen Moberg

Pour TEC Conseil : Ghislain Dubois, Françoise Benevise, Sébastien Bruyère, Jean-Paul Céron, Jérémy Fischer